Partager l'article ! Répétitions au Carnotzet des Artistes: Mardi et mercredi 14 et 15 octobre «Les absents ont toujours tort!» Une foi ...
Mardi et mercredi 14 et 15 octobre
«Les absents ont toujours tort!» Une fois de plus, la preuve en était faite! Je n’avais pu assister à ces deux journées de répétition! Elles n’auraient sans doute pas manqué d’intérêt, car Fred et Marine prenaient alors leurs marques dans ce nouvel espace de jeu que représentait le Carnotzet des Artistes.
De plus, le mercredi, ils recevaient la visite enthousiaste de la journaliste Christine Savioz, venue en reportage
pour le Nouvelliste qui, au vue de l’article publié la semaine suivante, avait sans aucun doute
beaucoup apprécié leur travail.
Lundi 19 octobre
Le cadre était d’un charme fou: une cave voûtée en pierres de taille dans le sous-sol d’un bâtiment locatif de la vieille ville de Sion.
Le décor était déjà mis en place, réduit à son minimum: en fond de scène, côté cour, une table et deux chaises; côté jardin, un guéridon et un fauteuil turquoise. Sur le devant de la scène de part et d’autre, des tonneaux, contrainte de l’endroit qui ajoutait une dimension bucolique à l’espace plutôt que de le desservir. Comme l’évoquait Marine avec humour, nous étions face à la cristallisation de la démence d’un homme, qui, ayant sombré définitivement dans les affres de la folie, s’était reclus dans sa cave en constituant son petit coin, histoire d’y laisser cuver ses délires.
Samuel Carroz était également présent afin d’établir une ligne de conduite de l’éclairage, la salle ne permettant de reproduire celle proposée une semaine plutôt au théâtre du Martolet par Baptiste Coutaz.
Mardi 20 octobre
Pour le jeu, cet endroit se révélait être un véritable atout. La promiscuité avec le public offrirait à ce dernier, l’opportunité de suivre chaque expression du comédien sans rien en perdre. A cela s’ajoutaient des conditions acoustiques enrichissantes. En effet, Fred pouvait maintenant décliner selon les besoins du propos son ton d’une voix forte au chuchotement et ainsi explorer une plus grande palette d’émotions.
Mercredi 21 octobre
C’est véritablement ce jour-là que la mise en scène a pris une toute autre tournure gagnant en intensité. Soudain, la complaisance du personnage dans sa
dérive s’inscrivait plus profondément encore dans le jeu de Fred. Grâce au
recours à un
quasi-murmure sur certains passages, apparaissait désormais de façon parfaitement palpable la souffrance de l’homme dépassé par une situation qu’il ne comprend pas malgré tous ses efforts de
rationalisation et contre laquelle il lui semble ne plus pouvoir lutter.
Jeudi 22 octobre
La veille déjà, Samuel était venu monter ses lumières, ce qui avait d’ailleurs donné lieu à des scènes assez burlesques. Ayant rencontré des difficultés techniques, il tenta à plusieurs reprises de nous en faire part, mais cela demeurait pour nous aussi obscur que son système d’ éclairage défaillant! Une chose est certaine, il trouva d’ingénieuses solutions qui lui permirent de faire fonctionner le tout… jusqu’à 23 heures le jeudi où une surcharge d’électricité fit sauter les plombs, ce qui mit terme aux répétitions.